mercredi 19 octobre 2016

Noé (2014)

Noé

Si les choix artistiques du réalisateur sont discutables (le look des anges déchus, le rendu visuel du jardin d'Éden, les humains tout droit sortis de "Game of thrones"...), et son approche du sujet un peu scolaire (la Genèse pour les nuls) ; la grande question que pose le film : "le monde serait-il meilleur sans les Hommes ?" est intéressante. Le passage dans l'Arche où Noé vire intégriste en cherchant à éliminer toute descendance humaine est de loin mon préféré. Par contre, la fin est sans surprise. Russell Crowe est véritablement habité par son personnage. Sa compagne et le méchant du film sont convaincants, les enfants de Noé beaucoup moins.

Ma note : 7/10

Elysium (2013)

Elysium

Comment ne pas penser au problème des migrants en regardant ce film ? Le réalisateur extrapole de brillante façon l'actualité. L'Europe actuelle a des relents d'Elysium. Avec son style proche du documentaire, son attirance pour la saleté et son goût pour le bricolage des corps (les exosquelettes), Neill Blomkamp filme un futur des plus effrayant et tellement réaliste. Les interprètes sont crédibles, notamment Matt Damon en humaniste involontaire et Jodie Foster en défenseur des privilèges.

Ma note : 9/10

Mamá (2013)

Mamá

Si les personnages manquent de relief et ne sont pas particulièrement attachants ; la créature numérisée est très effrayante. Enfin, jusqu'à la dernière partie du film où elle finit par nous émouvoir. Ce qui est surprenant et intéressant pour un film d'horreur.

Ma note : 7/10

dimanche 10 juillet 2016

Doom (2005)

Doom

Avec son scénario rachitique, ses personnages transparents et caricaturaux, la laideur de son environnement et sa musique tonitruante, "Doom" est une adaptation cinématographique fatigante et paresseuse du jeu vidéo. Elle réunit tous les clichés des films d'action bourrins et bas de plafond. Pourtant, à grand renfort d'effets gore, un semblant de tension finit par s'installer. Mais couloir après couloir, le film se répète interminablement. Le spectateur n'attend qu'une chose : le générique de fin. A un moment, en guise de clin d'œil au jeu vidéo, le film montre des séquences de tirs en vue subjective plus destinées aux amateurs de FPS (First Person Shooter) qu'aux cinéphiles.

Ma note : 3/10

World War Z (2013)

World War Z

Depuis quelques années, les réalisateurs cherchent à renouveler les films de zombies. "World War Z" mélange morts-vivants (ou plutôt personnes atteintes du virus de la rage façon "28 semaines plus tard"), film catastrophe à grande échelle et film de guerre. J'ai beaucoup aimé le début du film qui commence par une scène de vie quotidienne en famille interrompue brutalement par la panique dans les embouteillages et la fuite sous l'éclairage agressif d'un immeuble. Ici, le spectaculaire (l'avion dépressurisé éjectant des contaminés dans le vide...) est privilégié au sang, à la chair et aux tripes. Les zombies ne sont pas toujours très visibles car représentés sous forme de vagues déferlantes comme lors de l'escalade du mur en Israël. A ce propos, il est honteux que les scènes d'Israël fassent l'amalgame entre zombies et palestiniens. Sinon, le film réserve quelques tête-à-tête flippants avec des contaminés les corps pris de convulsions, les dents claquantes, les veines apparentes, et... sensibles aux bruits (mon passage préféré dans le laboratoire de recherche...). La parade pour stopper le fléau est bien trouvée (pas un remède mais un moyen de camouflage). Il est juste regrettable que l'on ne puisse pas s'identifier au personnage principal.  En effet, Brad Pitt. n'incarne pas un citoyen lambda mais un ancien enquêteur de l'ONU, rien de moins ! On se croirait dans "Independence Day" lorsque le président des USA en personne joue les héros !

Ma note : 8/10

samedi 4 juin 2016

Warcraft : le commencement (2016)

Warcraft : Le commencement

Alors que j'avais mis un certain temps pour entrer dans le "Seigneur des anneaux", là, j'étais en pilotage automatique. Le film va droit au but. Il est concis, sans scènes d'explications ni bavardages inutiles. Du coup, les dialogues sont succincts. Moi, ça me va. Ignorant tout du jeu vidéo, je ne vais pas jouer les puristes. Le sujet est intemporel, le scénario limpide (amour et traîtrise entre belligérants, ici d'espèces différentes). Visuellement, le rendu des images de synthèse, omniprésentes dans le film, est magnifique, mixte d'"Avatar" et du "Seigneur des anneaux". Pour une fois, la clarté de la photographie permet d'admirer les effets spéciaux. La bonne surprise vient de l'émotion que distille le film. Même les monstres ont des sentiments. Comment ne pas craquer pour le couple d'orcs (et leur bébé tout mignon) tiraillé entre leurs semblables et les humains ? Durotan et Garona sont émouvants, et même sexy pour cette dernière (bravo la motion capture). Si les comédiens sont inconnus pour moi et pas des plus charismatiques, j'ai fini par m'intéresser à eux au fil du film. Enfin cerise sur le gâteau, la BO puissante reste en tête bien après la projection. Je rassure les personnes effrayées par les sagas ; ce premier film peut se suffire à lui-même. Bien sûr, il est réservé aux amateurs d'univers fantastiques. Les autres peuvent passer leur chemin. Vivement la suite !

Ma note : 9/10

Le dernier pub avant la fin du monde (2013)

Le Dernier pub avant la fin du monde

Il est vrai que Simon Pegg et Nick Frost nous ont déjà habitués au mélange des genres par le passé ; mais là, le film ne se dévoile qu'au bout d'une cinquantaine de minutes ! La tournée des premiers pubs s'avère redondante et peu passionnante. De plus, l'immaturité du personnage incarné par l'acteur Simon Pegg devient vite soûlante (c'est le cas de le dire !) ; même si ses réparties sont parfois drôles (l'urine des nuages en parlant avec dégoût de l'eau...). Soudain, pour mon plus grand plaisir, le film bascule dans la SF, du genre invasion sournoise d'extraterrestres, lors d'une scène horrifico-burlesque dans des toilettes. Mais ici, l'objectif des extraterrestres est plus complexe que dans les productions similaires. J'ai presque éprouvé de l'empathie pour eux. En effet, sans ces aliens pas de technologie, nous n'en serions encore qu'au Moyen Âge. Pour autant, le film n'abandonne pas son côté potache, ce qui en exaspérera plus d'un. La fin, dans le dernier pub, pas très valorisante pour le genre humain et délicieusement irrévérencieuse, vaut vraiment le coup d'œil.

Ma note : 7/10