mercredi 10 novembre 2021

Pirates des Caraïbes : la malédiction du Black Pearl (2003)

La franchise « Pirates des Caraïbes » demeure pour moi un mystère : je me suis endormi à plusieurs reprises même en persévérant alors qu’en principe le mélange aventure/fantastique me plaît. Le premier élément qui me gêne c’est la musique envahissante, tonitruante, abrutissante : pas une minute de répit ! En plus de l’impossibilité de se concentrer c’est le mal de crâne assuré. Ensuite, Johnny Depp en roue libre est ridicule en pirate efféminé et maniéré. Mais surtout, les histoires de malédictions tirées par les cheveux, simples prétextes, ne m’ont pas intéressé. Cependant, j’admets que les effets spéciaux sont convaincants et que la photographie est belle : pas trop sombre pour des films des années 2000. Je ne peux pas décemment mettre une note négative à ce premier film, figure de proue (si j’ose dire) d’un genre finalement peu prolifique.

Ma note : 5/10


mercredi 15 septembre 2021

Ash vs Evil Dead (2015)


 






Quelle claque ! Je ne pensais pas que cette série arriverait à la cheville des très bons films dont elle est tirée et dont elle en constitue la suite trente après. Et bien je considère qu’elle leur est supérieure à tous les niveaux (gore sans limites, humour absurde, interprétation), un exploit ! C’est bien simple, je n’ai plus rien vu de tel dans le gore depuis le film « Braindead » de Peter Jackson, mais ici multiplié en autant d’épisodes et de saisons. Les cadavéreux sont vraiment répugnants… tout comme le sort que leur réserve notre héros avec sa tronçonneuse ! Du sang jusqu’à l’écœurement donc mais toujours dans la bonne humeur. Le millième degré est clairement revendiqué. Les dialogues sont souvent vulgaires, obscènes mais toujours drôles. Il y a plein d’idées déjantées et osées qui confinent au burlesque. On n’est pas loin de la méchanceté et du délire d’un dessin animé de Tex Avery. Dès la première seconde de la série, on a l’immense plaisir de retrouver Ashley J. « Ash » Williams cool, obsédé, bête, bourrin… et âgé. La nostalgie est présente avec le retour du chalet isolé. Même la célèbre vue subjective sur fond de grondement qui file dans les bois (ou dans un parking…) est de la partie. J’ai apprécié les clins d’œil au cinéma de genre notamment à « Christine » avec la voiture, « Retour vers le futur » et « Fantômes contre Fantômes ». J’ai savouré la prestation de Lee Majors en père goguenard d’Ash et notamment l’une de ses premières répliques en référence directe à sa série culte « L’homme qui valait trois milliards ». Côté technique, « Ash vs Evil Dead » a su se moderniser en mêlant effets spéciaux traditionnels comme dans les films mais sans que cela fasse trop « pâte à modeler », et lorsqu’il le fallait, images de synthèse. Dans le dernier épisode, il y a une gravité inattendue lors les adieux… avant une fin assez mystérieuse qui ouvre de nouveaux horizons. S’il fallait pinailler, on pourrait juste signaler des épisodes du milieu de la troisième saison un peu redondants (le double de Ash, la progéniture de Ruby) et les personnages des chevaliers que je trouve inutiles. Malgré cela, pour moi, cette série, c’est un vrai bonheur de geek.

Ma note : 10/10


mercredi 28 avril 2021

Alien : Covenant (2017)








Ouf ! Avec ce film on retrouve l’ADN de la franchise. Focalisé sur le mythe de la création, qui n’est pas sans rappeler son « Blade Runner », Ridley Scott a tout de même fait des concessions aux fans d’« Alien ». Ainsi, on retrouve la créature sous toutes ses formes et même de nouvelles dans des scènes particulièrement sanglantes. Pour autant, le film n’abandonne pas la réflexion, confusément amenée dans « Prometheus », mais ici beaucoup plus claire en nous dévoilant l’origine du Xénomorphe ; même s’il reste beaucoup d’interrogations voire d’incohérences (l’origine du fluide noire, les « ingénieurs »…). La relation homme/machine dans la scène d’ouverture très épurée et celle de l’androïde qui apprend à son double à jouer de la flûte interpellent et font réfléchir. Il y a un peu des premiers « Alien » et de « Prometheus » dans ce film qui a le mérite d’être bien plus qu’une simple suite. Même si certains passages, notamment au début dans le vaisseau spatial, n’évitent pas le déjà-vu. On peut aussi regretter un certain laisser-aller en matière de réalisme comme le non-port du casque d'astronaute sur une planète inconnue… Par ailleurs, l’interprétation n’a rien de marquante excepté la performance troublante de Michael Fassbender. Mais je pardonne ces défauts rien que pour la naissance d’un vrai « méchant » et le twist final bienvenu.

Ma note : 8/10

vendredi 26 mars 2021

Rollerball (1975)


Plus kitsch, tu meurs ! Bien que peu nombreuses, les scènes du jeu sont suffisamment longues sans pour autant être redondantes. Leur violence va crescendo pour finir par un massacre. Si ces scènes ont vieillies comme tout le film, elles conservent pour moi un certain charme. Je ne peux pas en dire autant pour le reste. Si le sujet est intéressant, il est ici maladroitement amené. Le but du réalisateur n’est pas clair. Trop souvent le ridicule côtoie l’ennui (la soirée orgiastique à l’occasion de la rétrospective sur la carrière sportive du champion, le scientifique et l’ordinateur garant de la mémoire de l’humanité, le retour de l’amour du héros, etc.). Il y a pourtant de bonnes idées comme les tirs au pistolet assez impressionnants contre les arbres par des convives éméchés ou encore la perte de la mémoire de tout le XIIIème siècle... Sinon, il est regrettable que la voix de l’acteur principal soit si atone (à cause du doublage ?). En tout cas c’est un film qui ne laisse pas indifférent et qui se distingue du lot aussi bien grâce à ses atouts qu’à cause de ses défauts.

Ma note : 6/10

dimanche 10 janvier 2021

Soul (2020)

 





On sent que Pixar s’est creusé la tête pour proposer quelque chose d’original. Il est vrai que c’est de moins en moins facile. Si visuellement il n’y a rien à redire : j’aime par exemple les personnages, genre « Les Shadoks », au graphisme simple, uniquement au trait ; l’histoire me paraît un peu trop compliquée et tirée par les cheveux. Pourtant, je n'ai pas un esprit particulièrement cartésien. Les enfants risquent de ne rien comprendre. Moi-même, je ne saisis pas vraiment la morale de l’histoire : renoncer à nos rêves et se satisfaire des petits plaisirs de la vie, de l’instant présent ? Quel étrange message pour un Pixar ! De plus, le fait d'associer le jazz à un sujet aussi fantasmagorique ne me semble pas très judicieux. Dans le même genre, « Vice-versa » était plus accessible. Il faut dire aussi que je suis beaucoup moins friand des films d’animation en images de synthèse que par le passé.

Ma note : 6/10

mercredi 30 décembre 2020

Under the skin (2014)







Sur le papier, ce film correspond à tout ce que j'aime. Il aborde un sujet classique de la SF sous un angle original, en utilisant par moments des images abstraites et intrigantes qu'on croirait sorties de chez Stanley Kubrick, mais aussi en amplifiant les sons jusqu'à en devenir perturbant. Plusieurs passages du film sont marquants voire choquants : les hommes nus qui s'enfoncent dans un liquide noire, l'homme à la peau vidée de son contenu dans l'élément liquide, la violence soudaine du personnage incarné par Scarlett Johansson sur une plage, le bambin en pleurs abandonné seul sur la plage après la mort de ses parents alors que la marée montante va l'emporter, la fascination tout autant que la répulsion que suscitent la véritable apparence de l'alien qui perd son enveloppe humaine à la fin du film, etc. Hélas, je me suis ennuyé la plupart du temps devant des scènes interminables, d'une lenteur exagérée, répétitives, sans paroles, par exemple en suivant longuement Scarlett Johansson au volant d'une camionnette, ses échanges sans suite avec des inconnus excepté sa rencontre intéressante avec un handicapé... Enfin visuellement, le film n'a rien d'attirant (photographie sombre des paysages d'Écosse, cadrage approximatif) à l'exception des passages oniriques avec la gent masculine dont j'ai déjà parlé plus haut. Bref, c'est un film qui vaut pour quelques scènes mais dans l'ensemble que l'on ne prend pas grand plaisir à regarder.

Ma note : 5/10

mercredi 9 décembre 2020

Zoombies (2016)









Franchement, je trouve les critiques bien sévères envers cette petite série Z. Malgré ses défauts manifestes, elle a le mérite d’oser sans peur du ridicule. Nulle part ailleurs on a vu des singes zombies, des girafes zombies (!), un koala zombie (!!), des perruches zombies (!!!), etc. Les scènes sanglantes, bien qu’imparfaitement réalisées, sont présentes : yeux arrachés par un singe, tête écrasée par un gorille, corps écartelé par des girafes, nidification d’un aigle dans les entrailles d’une femme, etc. Alors oui, la plupart des effets spéciaux sont ratés, telle l’incrustation grossière des images de synthèse d’éléphants ou de lions dans le film. Mais si ça pique les yeux, ça a le mérite de faire sourire. Tout comme les invraisemblances et les faux raccords, par exemple le plan des lions tout près des protagonistes suivi d’un plan sur l’accélérateur d’une voiture puis de tout le petit monde à l’intérieur et… des lions distancés comme par miracle ! Ce qui est plus gênant, ce sont les acteurs (filmés trop souvent en gros plans) mauvais voire insupportables (le stagiaire des oiseaux complétement excité) ou têtes à claques (notamment la gamine). Mais à aucun moment je ne me suis ennuyé. J’ai même trouvé un côté jouissif à ce film. Dommage qu’il passe à côté d’une conclusion surprenante et terrifiante qu’aurait été la contamination d’un des survivants.

Ma note : 6/10