lundi 17 avril 2017

Les frissons de l'angoisse (1975)

Les Frissons de l'angoisse

Dario Argento est bien le maître du giallo, sorte de slasher amélioré. Après "L'oiseau au plumage de cristal", "Le chat à neuf queues", "Quatre mouches de velours gris" et avant "Ténèbres", il atteint là le sommet de son genre de prédilection. Plus que d'habitude, la réalisation est sublimée par des plans, une photographie, une musique et des bruitages extrêmement travaillés. Le scénario ingénieux, le suspense intenable, les scènes d'horreur brutales à peine atténuées par un zeste d'humour, et surtout la révélation finale magnifiquement amenée, rendent ce giallo indispensable.

Ma note : 9/10

mercredi 12 avril 2017

Super 8 (2011)

Super 8

"Super 8" est un vibrant hommage aux films des années 80 dans lesquels les gamins étaient plus futés que les adultes ("E.T. l'extra-terrestre", "Les Goonies", "Explorers", etc.), films souvent associés à Steven Spielberg. Grâce à ses jeunes interprètes épatants et la profondeur émotionnelle inattendue qui se dégage du film, "Super 8" devient même un modèle du genre. Cette déclaration d'amour du cinéma bis, fantastique et d'horreur ne souffre que d'un léger manque de suspense et de quelques explosions de trop.

Ma note : 8/10

dimanche 2 avril 2017

Blanche-Neige et les sept nains (1938)

Blanche-Neige et les sept nains

Tout d'abord, coup de chapeau à ce classique parmi les classiques qui ne fait pas ses 80 ans ! Les passages avec les animaux de la forêt demeurent très naïfs, ceux avec les nains drôles et ceux avec la sorcière toujours aussi effrayants. L'animation n'a pas à rougir de son âge. Par contre, si les décors et les nains sont bien dessinés, j'ai trouvé Blanche-Neige, le prince et la reine moins réussis. Mais surtout, le découpage de l'histoire m'a un peu gêné. Certaines scènes anecdotiques sont trop longues quoiqu'amusantes (la toilette des nains...) alors que d'autres primordiales sont trop courtes (le réveil de Blanche-Neige...). Enfin, l'image de la femme reste ici très conservatrice (le ménage, la lessive et la cuisine pour ses sept petits hommes...), époque oblige.

Ma note : 7/10

vendredi 31 mars 2017

Ghost in the Shell (2017)

Ghost In The Shell

Visuellement parlant, le film n'est pas très beau, excepté les rues asiatiques animées de gigantesques publicités en relief. Si les scènes d'action et les effets spéciaux sont bien présents, les personnages manquent de profondeur et le scénario de consistance. Même les origines réelles de l'héroïne s'avèrent désespérément banales. Scarlett Johansson est monolithique pendant tout le film mais c'est un peu le rôle qui veut ça. Juliette Binoche joue mal notamment dans les scènes dialoguées lors des révélations. C'est seulement à la fin que le film gagne en intérêt et dégage un semblant d'émotion. En tout cas, si vous n'aimez pas le genre cyberpunk, son univers froid et déshumanisé, passez votre chemin. Seuls les amateurs de mangas et de jeux vidéo peu exigeants peuvent regarder ce film.

Ma note : 5/10

mardi 28 mars 2017

La Belle et la Bête (1946)

La Belle et la bête

Ce film a marqué mon enfance... mais pas qu'en bien. A l'époque, j'étais littéralement effrayé par la Bête et les statues vivantes. Je viens de revoir une version restaurée du film. Malgré le poids des années, il conserve un charme certain, unique en son genre. Grâce à sa beauté visuelle (les décors, les costumes, les objets merveilleux, les effets spéciaux simples mais étonnants) magnifiée par une musique grandiloquente, la magie opère encore sur moi. Seul le jeu théâtral suranné des acteurs peut exaspérer selon l'état d'esprit du moment.

Ma note : 8/10

samedi 11 mars 2017

Split (2017)

Split

Voilà un film qui ne révèle tout son potentiel et toute sa richesse qu'à l'approche de son dénouement. Avant, il faut faire preuve de patience, surtout lors des scènes avec la psy. Petite remarque : pendant le générique de fin, j'ai trouvé le clin d'œil au film "Incassable" avec Bruce Willis déplacé ; même si dans celui-ci aussi, Night Shyamalan repousse et explore les limites du corps humain.

Ma note : 7/10

lundi 20 février 2017

La momie (1999)


La Momie

Ce film est à voir uniquement pour ses effets spéciaux (merci les images de synthèse) et le contexte de l'Égypte antique. En voulant ratisser large, "La momie" mélange maladroitement action, comédie et horreur. Les effets gore sont systématiquement désamorcés par l'humour puéril totalement déplacé des protagonistes. La photographie proprette du film et les acteurs qui en font des tonnes ne nous aident pas à croire à cette aventure. Ça crie, ça s'agite, on a l'impression d'être à la foire dans une attraction à sensations. Pour dépoussiérer efficacement le thème de la malédiction de la momie, il aurait fallu faire preuve de beaucoup plus de finesse.

Ma note : 5/10