mercredi 19 novembre 2025

Le grand déplacement (2025)

 









J’apprécie la manière qu’a Jean-Pascal Zadi de mettre ses contemporains de couleur face à leurs contradictions voire leur mauvaise foi sur le racisme, et cela toujours avec humour. Après le réussi « Tout simplement noir » mais cette fois-ci sous couvert de science-fiction, il applique la même recette. Techniquement les effets spéciaux tiennent la route, il faut dire que les moyens sont là. « Le grand déplacement » (référence à la théorie du « grand remplacement » du peuple français) est une nouvelle réussite. Le film m’a bien amusé.

Ma note : 7/10


mercredi 15 octobre 2025

Les 4 Fantastiques : Premiers Pas (2025)

 










J’aime bien les décors rétro de ce film assez proches dans l’esprit des bandes dessinées. L’histoire est simple et finalement assez terrifiante. Hélas les effets spéciaux réussissent l’exploit d’être bien moins bons que ceux des films précédents qui datent de près de vingt ans (notamment La Chose et Le Surfer d’argent : une catastrophe !). Seul Galactus est bien représenté, fidèle aux bandes dessinées. L’interprétation, elle, est oubliable. Jessica Alba était sexy au moins. Résultat : alors que le film évite le côté bling-bling de ses prédécesseurs, les défauts susmentionnés le limite à un aimable divertissement le plaçant au même niveau que le film de 2007.

Ma note : 6/10


dimanche 29 décembre 2024

La vie est belle (1946)








« La vie est belle », c’est une heure et demie d’ennui sur la vie d’un homme qui renonce à ses rêves pour le bien-être de sa communauté puis une fable magnifique d’une demi-heure proche des meilleurs épisodes de la série télévisée « La quatrième dimension ». Sinon la photographie est belle, c’est bien filmé… mais assez niais.

Ma note : 5/10


mercredi 8 novembre 2023

Le monde, la chair et le diable (1959)












Je me suis ennuyé en regardant ce film pourtant fondateur du genre post-apocalyptique. Je retiens de la première demi-heure les plans incroyables des accès à la ville de New York bouchés par des milliers de véhicules abandonnés et les immeubles vides. Sinon il ne se passe pas grand-chose surtout si l’on compare le film à certains épisodes de la série « La quatrième dimension » sur le même thème et leurs dénouements souvent stupéfiants. Ensuite ça ne s’arrange pas avec l’apparition de la femme pourtant magnifiquement interprétée. En effet notre survivant se renferme sur lui-même et s’autocensure à cause des préjugés raciaux de l’époque. C’est frustrant d’autant que la survivante, elle, est emplie de désir et ça se voit à l’écran. L’arrivée du deuxième homme ne change rien car notre héros se soumet à ce nouvel arrivant : donc pas de sentiments exacerbés qui auraient compensé le manque de péripéties. Le duel final apporte enfin un peu de tension et d’action jusqu’à un happy end en forme de points de suspension (pour les plus libertins : futur triangle amoureux ?).

Ma note : 5/10


dimanche 19 février 2023

Halloween ends (2022)







Si dans cet « Halloween » Michael Meyers passe au second plan pendant une grosse partie du film, cela ne m’a pas gêné car tout ce qui arrive au personnage de Corey Cunningham, très bien interprété par l’acteur Rohan Campbell, m’a vraiment intéressé, et ce dès le prologue particulièrement marquant. Ce comédien, à suivre, vole carrément la vedette à notre psychopathe. Sa relation avec l'actrice Andi Matichak alias Allyson la petite-fille de Laurie Strode dans le film m'a touché. Bien que reléguées à la fin du film, les scènes sanglantes ne sont pas oubliées (et pour une fois les victimes méritent presque leur sort). Plus que jamais la ville d’Haddonfield s’apparente à une entité maudite dont les habitants restent prisonniers. Bref il s’agit d’une fin de trilogie (et de franchise ?) déroutante mais originale et astucieuse.

Ma note : 7/10


dimanche 16 octobre 2022

Coupez ! (2022)


« Coupez ! » se distingue par son scénario malin. Il faut appréhender le film pour ce qu’il est vraiment : une déclaration d’amour au cinéma et non un film de zombies (il n’y a d’ailleurs pas de vrais zombies dans le film). Le film n’est compréhensible qu’à partir de sa dernière partie qui explique tous les défauts (volontaires) du film dans le film (son manque de moyens digne des pires séries z fauchées, ses mauvais interprètes, ses dialogues indigents, son scénario ridicule et inintéressant, ses faux raccords, ses mouvements de caméra incompréhensibles, etc.) et autres bizarreries (les noms japonais des personnages pourtant tous joués par des acteurs occidentaux, les réactions hystériques de certains d’entre eux, etc.). Il faut hélas subir tout le début du film pour savourer pleinement la suite, sorte de making of drôle et émouvant en hommage à tous les artisans du cinéma. Des redondances sont inévitables entre ces deux parties puisqu’elles racontent la même chose mais d’un point de vue différent en montrant avec beaucoup d’humour l’arrière du décor. Bref voilà un film original mais peut-être trop déroutant pour certains spectateurs.

Ma note : 7/10


Thor : Love and Thunder (2022)








Voilà un bon Marvel qui bénéficie d'un scénario compréhensible, intéressant, et finalement émouvant. Le méchant ne l’est pas vraiment car on peut comprendre son désir de vengeance. Les effets spéciaux sont impressionnants. Mais surtout le ton humoristique presque parodique du film et certaines scènes délirantes comme celle avec Zeus me semblent fidèles à l'esprit des BD Marvel de ma jeunesse. Le seul gros défaut du film c'est le personnage de Mighty Thor que les scénaristes eux-mêmes ont renoncé à rendre crédible.

Ma note : 7/10

lundi 8 août 2022

A taste of blood (1967)

 







Herschell Gordon Lewis n’étant pas un génie du rythme sauf lorsqu’il s’attarde sur les scènes gores, les presque deux heures de ce film paraissent bien longues. Les idées abordées sont pourtant originales tant concernant le personnage du vampire : ici un homme d’affaires que concernant la contamination de celui-ci : une liqueur de 1888 ressemblant à du sang livrée par colis. Mais c’est surtout son scénario, basé sur la vengeance de notre vampire contre les personnes qui ont fait du mal à Dracula par le passé, qui innove. Malheureusement cette adaptation du personnage de Bram Stoker à la sauce Herschell Gordon Lewis ne prend pas. Le film est bavard et mou. Il n’évite pas non plus le ridicule avec sa musique d’ascenseur, ses maquillages voyants, et certaines scènes comme l’hypnose avec la bague très kitch du vampire. Le film est plutôt pauvre en scènes gores en outre souvent mal filmées. Bref, il s’agit d’un film à voir éventuellement pour satisfaire sa curiosité cinématographique mais surtout pas pour se divertir ou ressentir une quelconque émotion. Sinon visuellement on est dans la lignée des films du réalisateur à savoir une photographie colorée très années 60 dont je suis plutôt friand.

Ma note : 4/10


jeudi 4 août 2022

Le prisonnier (1967)

 






D’un kitch absolu à la limite du psychédélique, cette série culte demeure unique en son genre encore aujourd'hui. Pour moi l’épisode pilote est l’un des meilleurs toutes séries confondues. Il pose magnifiquement les bases de la série. L’originalité du sujet enrichi d'idées loufoques, l’interprétation parfois hallucinée de Patrick McGoohan, les décors ad hoc, et la musique entraînante : tout y est. Il est seulement regrettable qu'en abusant du non-sens et des allégories absconses, la série ait fini par me perdre à l'image de son dernier épisode incompréhensible.

Ma note : 8/10

vendredi 22 juillet 2022

The wizard of gore (1970)











Il s’agit pour moi du film le plus gore de Herschell Gordon Lewis (succession de numéros avec des boyaux et de la matière cérébrale à l’air). Le résultat paraît plus professionnel que ses précédentes réalisations même si dans une scène de charcutage une tête en plastique censée représenter une victime ne fait pas très sérieux. Le film est à la fois intrigant sur le fond et volontairement écœurant sur la forme. J’ai tout de même regretté que l’enquête policière ne soit pas plus développée et que le dénouement soit aussi incompréhensible en laissant le spectateur avec plus de questions que de réponses.

Ma note : 7/10


Color me blood red (1965)









Subsiste toujours dans ce film une forme d’amateurisme propre au réalisateur, ce qui peut rebuter les amoureux du cinéma. Comme souvent Herschell Gordon Lewis plombe son film avec des scènes de bavardages insipides dénuées de toute tension entre filles légèrement dévêtues. La photographie est vintage : colorée et vieillotte. Les effets gores sont faits avec les moyens du bord et relèvent du bricolage. Ils sont parfois ratés tel ce plan sur ce qui devrait ressembler à de la chair déchiquetée par un bateau à moteur à la surface de l’eau et qui en définitive ne ressemble à… rien. Cependant il y a du mieux depuis l’expérimental « Blood Feast » (1963). Ici l’idée de départ est aussi simple qu’originale. L’acteur qui interprète le peintre a vraiment l’air cinglé. Les scènes gores sont peu nombreuses mais marquantes dont une particulièrement dégradante avec la tête ensanglantée de la copine de l'artiste morte servant de pinceau !

Ma note : 6/10


dimanche 5 décembre 2021

Z Nation (2014)

 


« Z Nation » se situe dans la lignée de la série phare du genre : « The Walking Dead » mais en plus déjanté et avec plus de zombies. Au fil des épisodes on y croise en vrac des adorateurs de zombies, des humains cannibales, des zombies sous serre, des zombies mutants plus coriaces voire quasiment indestructibles, des humains dégénérés (les « dézingués »), un collectionneur de zombies, des indiens, des séminaristes d’entreprise coincés dans leur hôtel, un clown rappeur, des religieuses zombies, des nerds tirant sur des zombies par drones interposés comme dans un jeu vidéo, un ours zombie, des rats zombies, et même des (pseudo-)extraterrestres ! Certains épisodes s’embarquent dans des digressions étonnantes comme par exemple celui qui parodie la politique américaine et ses élections ou encore celui sur les derniers instants d’une chaîne de télévision d’information. Comme dans tout bon film ou série du genre les scènes dégueulasses sont légion, avec peut-être ici encore plus de démesure que chez la concurrence. On a aussi droit à des clins d’œil au genre (les films de George A. Romero entre autres) et même à des références au cinéma en général (« Taxi Driver », « Vol au-dessus d’un nid de coucou », etc.) les plus cinéphiles apprécieront. Plus surprenant, il y a un court passage imaginé par « Doc » où lui-même incarne avec « 10 000 » respectivement « Doc » et Marty de « Retour vers le futur » dans leur DoLorean ! Et cerise sur le gâteau, ici l’aventure a un but avec le personnage de Murphy, l’idée géniale de la série. C’est parfois un peu bourrin avec les massacres de zombies à la chaîne et un peu fouillis mais selon moi cela participe au charme de la série. Les personnages, tous bien typés, sont attachants. J’ai quitté nos héros avec émotion à la fin de la série. Mais là où « The Walking Dead » souffrait de trop de palabres et de situations redondantes (les guerres entre communautés), « Z Nation » part en vrille dans la troisième saison avec des rebondissements invraisemblables et des passages beaucoup trop burlesques (Lucy et ses zombies jouets...) voire carrément ridicules (« Doc » racontant l’histoire de Lucy dans une version conte de fée avant qu’elle ne s’endorme, l’apparition de ses premières règles de couleur bleue !, etc.). « Z Nation » montre alors un manque de moyens de plus en plus flagrant (le maquillage des zombies de moins en moins convaincant voire totalement raté comme le visage peint en bleu de Lucy, les rangs clairsemés des personnages secondaires…). Avec la quatrième saison la série se renouvelle en introduisant les visions de Roberta Warren mais alterne des hauts (les premiers épisodes et les derniers épisodes de la saison) et des bas (les épisodes larmoyants avec Lucy...). La cinquième et dernière saison innove avec les « Parleurs », idée peu crédible sur le papier mais finalement bien amenée, ainsi que l’introduction de nouveaux personnages intéressants comme George. Il y a aussi du mieux du côté du maquillage des zombies. Cette dernière saison aborde des thématiques intéressantes et les intrigues sont prenantes (le slogan « America First » remplacé par « Humans First »), sans oublier l’humour toujours présent telle cette boutade de « Doc » sur l'écrivain Stephen King ! La série est certes émaillée de quelques invraisemblances de taille comme la rédemption subite du personnage d’« Escorpion »/Hector Alvarez, le summum étant la révélation ridicule concernant Roberta Warren dans le tout dernier épisode. Ma note n’est peut-être pas objective mais il s’agit de l’une des séries dont j’ai vu le plus d’épisodes (69) toujours avec plaisir.

Ma note : 9/10



mercredi 10 novembre 2021

Pirates des Caraïbes : la malédiction du Black Pearl (2003)

La franchise « Pirates des Caraïbes » demeure pour moi un mystère : je me suis endormi à plusieurs reprises même en persévérant alors qu’en principe le mélange aventure/fantastique me plaît. Le premier élément qui me gêne c’est la musique envahissante, tonitruante, abrutissante : pas une minute de répit ! En plus de l’impossibilité de se concentrer c’est le mal de crâne assuré. Ensuite, Johnny Depp en roue libre est ridicule en pirate efféminé et maniéré. Mais surtout, les histoires de malédictions tirées par les cheveux, simples prétextes, ne m’ont pas intéressé. Cependant, j’admets que les effets spéciaux sont convaincants et que la photographie est belle : pas trop sombre pour des films des années 2000. Je ne peux pas décemment mettre une note négative à ce premier film, figure de proue (si j’ose dire) d’un genre finalement peu prolifique.

Ma note : 5/10


mercredi 15 septembre 2021

Ash vs Evil Dead (2015)


 






Quelle claque ! Je ne pensais pas que cette série arriverait à la cheville des très bons films dont elle est tirée et dont elle en constitue la suite trente après. Et bien je considère qu’elle leur est supérieure à tous les niveaux (gore sans limites, humour absurde, interprétation), un exploit ! C’est bien simple, je n’ai plus rien vu de tel dans le gore depuis le film « Braindead » de Peter Jackson, mais ici multiplié en autant d’épisodes et de saisons. Les cadavéreux sont vraiment répugnants… tout comme le sort que leur réserve notre héros avec sa tronçonneuse ! Du sang jusqu’à l’écœurement donc mais toujours dans la bonne humeur. Le millième degré est clairement revendiqué. Les dialogues sont souvent vulgaires, obscènes mais toujours drôles. Il y a plein d’idées déjantées et osées qui confinent au burlesque. On n’est pas loin de la méchanceté et du délire d’un dessin animé de Tex Avery. Dès la première seconde de la série, on a l’immense plaisir de retrouver Ashley J. « Ash » Williams cool, obsédé, bête, bourrin… et âgé. La nostalgie est présente avec le retour du chalet isolé. Même la célèbre vue subjective sur fond de grondement qui file dans les bois (ou dans un parking…) est de la partie. J’ai apprécié les clins d’œil au cinéma de genre notamment à « Christine » avec la voiture, « Retour vers le futur » et « Fantômes contre Fantômes ». J’ai savouré la prestation de Lee Majors en père goguenard d’Ash et notamment l’une de ses premières répliques en référence directe à sa série culte « L’homme qui valait trois milliards ». Côté technique, « Ash vs Evil Dead » a su se moderniser en mêlant effets spéciaux traditionnels comme dans les films mais sans que cela fasse trop « pâte à modeler », et lorsqu’il le fallait, images de synthèse. Dans le dernier épisode, il y a une gravité inattendue lors les adieux… avant une fin assez mystérieuse qui ouvre de nouveaux horizons. S’il fallait pinailler, on pourrait juste signaler des épisodes du milieu de la troisième saison un peu redondants (le double de Ash, la progéniture de Ruby) et les personnages des chevaliers que je trouve inutiles. Malgré cela, pour moi, cette série, c’est un vrai bonheur de geek.

Ma note : 10/10


mercredi 28 avril 2021

Alien : Covenant (2017)








Ouf ! Avec ce film on retrouve l’ADN de la franchise. Focalisé sur le mythe de la création, qui n’est pas sans rappeler son « Blade Runner », Ridley Scott a tout de même fait des concessions aux fans d’« Alien ». Ainsi, on retrouve la créature sous toutes ses formes et même de nouvelles dans des scènes particulièrement sanglantes. Pour autant, le film n’abandonne pas la réflexion, confusément amenée dans « Prometheus », mais ici beaucoup plus claire en nous dévoilant l’origine du Xénomorphe ; même s’il reste beaucoup d’interrogations voire d’incohérences (l’origine du fluide noire, les « ingénieurs »…). La relation homme/machine dans la scène d’ouverture très épurée et celle de l’androïde qui apprend à son double à jouer de la flûte interpellent et font réfléchir. Il y a un peu des premiers « Alien » et de « Prometheus » dans ce film qui a le mérite d’être bien plus qu’une simple suite. Même si certains passages, notamment au début dans le vaisseau spatial, n’évitent pas le déjà-vu. On peut aussi regretter un certain laisser-aller en matière de réalisme comme le non-port du casque d'astronaute sur une planète inconnue… Par ailleurs, l’interprétation n’a rien de marquante excepté la performance troublante de Michael Fassbender. Mais je pardonne ces défauts rien que pour la naissance d’un vrai « méchant » et le twist final bienvenu.

Ma note : 8/10

vendredi 26 mars 2021

Rollerball (1975)


Plus kitsch, tu meurs ! Bien que peu nombreuses, les scènes du jeu sont suffisamment longues sans pour autant être redondantes. Leur violence va crescendo pour finir par un massacre. Si ces scènes ont vieillies comme tout le film, elles conservent pour moi un certain charme. Je ne peux pas en dire autant pour le reste. Si le sujet est intéressant, il est ici maladroitement amené. Le but du réalisateur n’est pas clair. Trop souvent le ridicule côtoie l’ennui (la soirée orgiastique à l’occasion de la rétrospective sur la carrière sportive du champion, le scientifique et l’ordinateur garant de la mémoire de l’humanité, le retour de l’amour du héros, etc.). Il y a pourtant de bonnes idées comme les tirs au pistolet assez impressionnants contre les arbres par des convives éméchés ou encore la perte de la mémoire de tout le XIIIème siècle... Sinon, il est regrettable que la voix de l’acteur principal soit si atone (à cause du doublage ?). En tout cas c’est un film qui ne laisse pas indifférent et qui se distingue du lot aussi bien grâce à ses atouts qu’à cause de ses défauts.

Ma note : 6/10

dimanche 10 janvier 2021

Soul (2020)

 





On sent que Pixar s’est creusé la tête pour proposer quelque chose d’original. Il est vrai que c’est de moins en moins facile. Si visuellement il n’y a rien à redire : j’aime par exemple les personnages, genre « Les Shadoks », au graphisme simple, uniquement au trait ; l’histoire me paraît un peu trop compliquée et tirée par les cheveux. Pourtant, je n'ai pas un esprit particulièrement cartésien. Les enfants risquent de ne rien comprendre. Moi-même, je ne saisis pas vraiment la morale de l’histoire : renoncer à nos rêves et se satisfaire des petits plaisirs de la vie, de l’instant présent ? Quel étrange message pour un Pixar ! De plus, le fait d'associer le jazz à un sujet aussi fantasmagorique ne me semble pas très judicieux. Dans le même genre, « Vice-versa » était plus accessible. Il faut dire aussi que je suis beaucoup moins friand des films d’animation en images de synthèse que par le passé.

Ma note : 6/10

mercredi 30 décembre 2020

Under the skin (2014)







Sur le papier, ce film correspond à tout ce que j'aime. Il aborde un sujet classique de la SF sous un angle original, en utilisant par moments des images abstraites et intrigantes qu'on croirait sorties de chez Stanley Kubrick, mais aussi en amplifiant les sons jusqu'à en devenir perturbant. Plusieurs passages du film sont marquants voire choquants : les hommes nus qui s'enfoncent dans un liquide noire, l'homme à la peau vidée de son contenu dans l'élément liquide, la violence soudaine du personnage incarné par Scarlett Johansson sur une plage, le bambin en pleurs abandonné seul sur la plage après la mort de ses parents alors que la marée montante va l'emporter, la fascination tout autant que la répulsion que suscitent la véritable apparence de l'alien qui perd son enveloppe humaine à la fin du film, etc. Hélas, je me suis ennuyé la plupart du temps devant des scènes interminables, d'une lenteur exagérée, répétitives, sans paroles, par exemple en suivant longuement Scarlett Johansson au volant d'une camionnette, ses échanges sans suite avec des inconnus excepté sa rencontre intéressante avec un handicapé... Enfin visuellement, le film n'a rien d'attirant (photographie sombre des paysages d'Écosse, cadrage approximatif) à l'exception des passages oniriques avec la gent masculine dont j'ai déjà parlé plus haut. Bref, c'est un film qui vaut pour quelques scènes mais dans l'ensemble que l'on ne prend pas grand plaisir à regarder.

Ma note : 5/10

mercredi 9 décembre 2020

Zoombies (2016)









Franchement, je trouve les critiques bien sévères envers cette petite série Z. Malgré ses défauts manifestes, elle a le mérite d’oser sans peur du ridicule. Nulle part ailleurs on a vu des singes zombies, des girafes zombies (!), un koala zombie (!!), des perruches zombies (!!!), etc. Les scènes sanglantes, bien qu’imparfaitement réalisées, sont présentes : yeux arrachés par un singe, tête écrasée par un gorille, corps écartelé par des girafes, nidification d’un aigle dans les entrailles d’une femme, etc. Alors oui, la plupart des effets spéciaux sont ratés, telle l’incrustation grossière des images de synthèse d’éléphants ou de lions dans le film. Mais si ça pique les yeux, ça a le mérite de faire sourire. Tout comme les invraisemblances et les faux raccords, par exemple le plan des lions tout près des protagonistes suivi d’un plan sur l’accélérateur d’une voiture puis de tout le petit monde à l’intérieur et… des lions distancés comme par miracle ! Ce qui est plus gênant, ce sont les acteurs (filmés trop souvent en gros plans) mauvais voire insupportables (le stagiaire des oiseaux complétement excité) ou têtes à claques (notamment la gamine). Mais à aucun moment je ne me suis ennuyé. J’ai même trouvé un côté jouissif à ce film. Dommage qu’il passe à côté d’une conclusion surprenante et terrifiante qu’aurait été la contamination d’un des survivants.

Ma note : 6/10

samedi 22 août 2020

The walking dead (2010)

The Walking Dead

Je précise que ma note ne concerne que la première saison de la série. Après avoir survolé les saisons suivantes, il me semble que les situations se répètent (les guerres entre communautés), les épisodes s’étirent et donc la tension en pâtit, sans oublier le vide causé par la disparition de personnages emblématiques de la série… Mais quel choc que les premiers épisodes : du jamais vu dans le gore à la télévision ! Les maquillages des zombies sont réalistes, et même plus réussis que dans les premiers films cultes de G.A. Romero (« La nuit des morts-vivants », « Zombie »). Il y a beaucoup d’idées inédites, marquantes voire émouvantes comme le réveil du héros à l’hôpital « après la bataille », la rencontre avec les premiers zombies, celle avec le père et son fils barricadés dans leur maison autour de laquelle la mère de famille devenue une morte-vivante erre par habitude, le dilemme du père qui ne peut se résoudre à tuer sa femme à la carabine comme les autres morts-vivants, l’arrivée du héros à Atlanta et la scène au coin de la rue, le char servant de refuge… Cette première saison égalise voire surpasse par moments en qualité les meilleurs films du genre, un exploit pour une série TV.

Ma note : 9/10