mardi 8 août 2017

La soupe aux choux (1981)

La Soupe aux choux

Il s’agit probablement du film le plus décrié dans la filmographie de Louis de Funès. Personnellement, je suis moins sévère envers cette comédie. Déjà, il ne faut pas voir dans « La soupe aux choux » un film de SF. Les effets spéciaux et les costumes de l'extraterrestre sont volontairement kitsch (les combinaisons flashy de Jacques Villeret, la soucoupe volante simpliste). Évidemment, on ne joue pas dans la même cour qu’un «  Rencontres du troisième type » de Steven Spielberg. En réalité, on doit considérer ce film comme une fable. C'est pourquoi les traits sont forcés (l’accent des deux paysans, leur mode de vie arriéré, leur sacro-saint pinard, les pets comme moyen de communication…). En filigrane, il est question de la crainte du changement, de la vieillesse et de la mort. Si l'humour manque de finesse ; la tendresse pointe par moments le bout de son nez. En refusant leur expropriation, Jean Carmet et Louis de Funès se retrouvent encerclés par un grillage au milieu d’un parc d’attraction tout neuf. La scène où les gens lancent des cacahuètes aux deux paysans ; comme ils le feraient à des singes dans un zoo ou à toute autre espèce en voie d'extinction ; est d’une grande tristesse. Il n’y a pas de place pour des fossiles dans la vie moderne. Heureusement, tel un conte de fées, la fin est optimiste. Plutôt que le suicide, les deux compères quittent cette Terre qui ne veut plus d’eux pour une autre planète. Tout en emmenant avec eux leurs petits plaisirs. Car mieux vaut les 5 à 10 ans qui leurs restent à vivre, ici dans leur hameau, que 200 ans sur une autre planète sans pinard ni soupe aux choux. En revanche, le retour de la femme ressuscitée et son adaptation rapide à la vie moderne ne m’ont pas convaincu. De plus, on voit bien là que Louis de Funès n’est pas à l’aise dans le registre de l’émotion. Mais dans ses rôles tout en énergie, à la fois comiques, colériques, autoritaires et grimaçants, il reste mon acteur français préféré, même dans ses derniers films.

Ma note : 6/10


lundi 24 juillet 2017

La planète au trésor, un nouvel univers (2002)

La Planète au trésor, un nouvel univers

Probablement l'un de mes films de pirates préférés, et c'est un... Disney ! Ce dessin animé s'inspire du roman « L’île au trésor » de Robert Louis Stevenson en transposant l'histoire dans l'espace. Et là, les studios Disney assurent. La chasse au trésor s’avère trépidante et passionnante. Les personnages, des extraterrestres pour la plupart, sont originaux comme Morphy la petite créature polymorphe rose. Mais surtout, le « méchant » est plus complexe qu'il n'y parait, chose rare chez Disney. Du coup, l'émotion est bien présente. Côté technique, la qualité des dessins et de l'animation permet d'embarquer sans difficulté dans cette aventure intergalactique. Bref, la laideur des dessins et la naïveté du long-métrage d'animation « Atlantide, l'empire perdu » ne sont plus qu'un mauvais souvenir.

Ma note : 8/10

vendredi 21 juillet 2017

Her (2014)

Her

« Her » est une histoire d'amour impossible formidablement bien construite, un univers poétique, sensible et touchant qui pointe du doigt la solitude que peut éprouver tout homme. Les gros plans sur Joaquin Phoenix, et la voix sensuelle, très légèrement rocailleuse, de Scarlett Johansson (film à écouter absolument en VO) sont bouleversants. Le contexte futuriste est discrètement représenté (esthétique épurée à tendance rétro) ; ce qui rend le film encore plus réaliste (les nouvelles technologies essentiellement vocales, le jeu vidéo sans manette dans le salon du personnage principal...). Ce film me rappelle un peu « Shame » sur le thème de l'addiction sexuelle avec le génial Michael Fassbender : même solitude, même mal-être, même ambiance froide et déshumanisée.

Ma note : 8/10

La belle au bois dormant (1959)

La Belle au bois dormant

Il s'agit d'un Walt Disney classique, hélas réservé exclusivement aux petites filles qui rêvent de princesses et de princes charmants. Pour les autres, il reste les jolis dessins rétro, et « Maléfique » la méchante sorcière. On a connu des dessins animés Disney plus fédérateurs.

Ma note : 7/10

samedi 24 juin 2017

Taram et le chaudron magique (1985)

Taram et le chaudron magique

Décrié par tout le monde (y compris ses créateurs), ce dessin animé est effectivement différent des autres Walt Disney (histoire d'heroic fantasy, pas de chansons...). Malgré un scénario qui cède à la facilité avec sa magie envahissante (les visions du cochon, l'épée magique, etc.) et le manque de charisme de ses personnages, j'ai trouvé ce dessin animé mouvementé regardable, ni bon ni mauvais. Son (unique) point fort reste le méchant ainsi que ceux qui l'entourent extrêmement effrayants, dignes des films d'horreur.

Ma note : 5/10

lundi 17 avril 2017

Les frissons de l'angoisse (1975)

Les Frissons de l'angoisse

Dario Argento est bien le maître du giallo, sorte de slasher amélioré. Après "L'oiseau au plumage de cristal", "Le chat à neuf queues", "Quatre mouches de velours gris" et avant "Ténèbres", il atteint là le sommet de son genre de prédilection. Plus que d'habitude, la réalisation est sublimée par des plans, une photographie, une musique et des bruitages extrêmement travaillés. Le scénario ingénieux, le suspense intenable, les scènes d'horreur brutales à peine atténuées par un zeste d'humour, et surtout la révélation finale magnifiquement amenée, rendent ce giallo indispensable.

Ma note : 9/10

mercredi 12 avril 2017

Super 8 (2011)

Super 8

"Super 8" est un vibrant hommage aux films des années 80 dans lesquels les gamins étaient plus futés que les adultes ("E.T. l'extra-terrestre", "Les Goonies", "Explorers", etc.), films souvent associés à Steven Spielberg. Grâce à ses jeunes interprètes épatants et la profondeur émotionnelle inattendue qui se dégage du film, "Super 8" devient même un modèle du genre. Cette déclaration d'amour du cinéma bis, fantastique et d'horreur ne souffre que d'un léger manque de suspense et de quelques explosions de trop.

Ma note : 8/10