dimanche 16 octobre 2022

Thor : Love and Thunder (2022)








Voilà un bon Marvel qui bénéficie d'un scénario compréhensible, intéressant, et finalement émouvant. Le méchant ne l’est pas vraiment car on peut comprendre son désir de vengeance. Les effets spéciaux sont impressionnants. Mais surtout le ton humoristique presque parodique du film et certaines scènes délirantes comme celle avec Zeus me semblent fidèles à l'esprit des BD Marvel de ma jeunesse. Le seul gros défaut du film c'est le personnage de Mighty Thor que les scénaristes eux-mêmes ont renoncé à rendre crédible.

Ma note : 7/10

lundi 8 août 2022

A taste of blood (1967)

 







Herschell Gordon Lewis n’étant pas un génie du rythme sauf lorsqu’il s’attarde sur les scènes gores, les presque deux heures de ce film paraissent bien longues. Les idées abordées sont pourtant originales tant concernant le personnage du vampire : ici un homme d’affaires que concernant la contamination de celui-ci : une liqueur de 1888 ressemblant à du sang livrée par colis. Mais c’est surtout son scénario, basé sur la vengeance de notre vampire contre les personnes qui ont fait du mal à Dracula par le passé, qui innove. Malheureusement cette adaptation du personnage de Bram Stoker à la sauce Herschell Gordon Lewis ne prend pas. Le film est bavard et mou. Il n’évite pas non plus le ridicule avec sa musique d’ascenseur, ses maquillages voyants, et certaines scènes comme l’hypnose avec la bague très kitch du vampire. Le film est plutôt pauvre en scènes gores en outre souvent mal filmées. Bref, il s’agit d’un film à voir éventuellement pour satisfaire sa curiosité cinématographique mais surtout pas pour se divertir ou ressentir une quelconque émotion. Sinon visuellement on est dans la lignée des films du réalisateur à savoir une photographie colorée très années 60 dont je suis plutôt friand.

Ma note : 4/10


jeudi 4 août 2022

Le prisonnier (1967)

 






D’un kitch absolu à la limite du psychédélique, cette série culte demeure unique en son genre encore aujourd'hui. Pour moi l’épisode pilote est l’un des meilleurs toutes séries confondues. Il pose magnifiquement les bases de la série. L’originalité du sujet enrichi d'idées loufoques, l’interprétation parfois hallucinée de Patrick McGoohan, les décors ad hoc, et la musique entraînante : tout y est. Il est seulement regrettable qu'en abusant du non-sens et des allégories absconses, la série ait fini par me perdre à l'image de son dernier épisode incompréhensible.

Ma note : 8/10

vendredi 22 juillet 2022

The wizard of gore (1970)











Il s’agit pour moi du film le plus gore de Herschell Gordon Lewis (succession de numéros avec des boyaux et de la matière cérébrale à l’air). Le résultat paraît plus professionnel que ses précédentes réalisations même si dans une scène de charcutage une tête en plastique censée représenter une victime ne fait pas très sérieux. Le film est à la fois intrigant sur le fond et volontairement écœurant sur la forme. J’ai tout de même regretté que l’enquête policière ne soit pas plus développée et que le dénouement soit aussi incompréhensible en laissant le spectateur avec plus de questions que de réponses.

Ma note : 7/10


Color me blood red (1965)









Subsiste toujours dans ce film une forme d’amateurisme propre au réalisateur, ce qui peut rebuter les amoureux du cinéma. Comme souvent Herschell Gordon Lewis plombe son film avec des scènes de bavardages insipides dénuées de toute tension entre filles légèrement dévêtues. La photographie est vintage : colorée et vieillotte. Les effets gores sont faits avec les moyens du bord et relèvent du bricolage. Ils sont parfois ratés tel ce plan sur ce qui devrait ressembler à de la chair déchiquetée par un bateau à moteur à la surface de l’eau et qui en définitive ne ressemble à… rien. Cependant il y a du mieux depuis l’expérimental « Blood Feast » (1963). Ici l’idée de départ est aussi simple qu’originale. L’acteur qui interprète le peintre a vraiment l’air cinglé. Les scènes gores sont peu nombreuses mais marquantes dont une particulièrement dégradante avec la tête ensanglantée de la copine de l'artiste morte servant de pinceau !

Ma note : 6/10


dimanche 5 décembre 2021

Z Nation (2014)

 


« Z Nation » se situe dans la lignée de la série phare du genre : « The Walking Dead » mais en plus déjanté et avec plus de zombies. Au fil des épisodes on y croise en vrac des adorateurs de zombies, des humains cannibales, des zombies sous serre, des zombies mutants plus coriaces voire quasiment indestructibles, des humains dégénérés (les « dézingués »), un collectionneur de zombies, des indiens, des séminaristes d’entreprise coincés dans leur hôtel, un clown rappeur, des religieuses zombies, des nerds tirant sur des zombies par drones interposés comme dans un jeu vidéo, un ours zombie, des rats zombies, et même des (pseudo-)extraterrestres ! Certains épisodes s’embarquent dans des digressions étonnantes comme par exemple celui qui parodie la politique américaine et ses élections ou encore celui sur les derniers instants d’une chaîne de télévision d’information. Comme dans tout bon film ou série du genre les scènes dégueulasses sont légion, avec peut-être ici encore plus de démesure que chez la concurrence. On a aussi droit à des clins d’œil au genre (les films de George A. Romero entre autres) et même à des références au cinéma en général (« Taxi Driver », « Vol au-dessus d’un nid de coucou », etc.) les plus cinéphiles apprécieront. Plus surprenant, il y a un court passage imaginé par « Doc » où lui-même incarne avec « 10 000 » respectivement « Doc » et Marty de « Retour vers le futur » dans leur DoLorean ! Et cerise sur le gâteau, ici l’aventure a un but avec le personnage de Murphy, l’idée géniale de la série. C’est parfois un peu bourrin avec les massacres de zombies à la chaîne et un peu fouillis mais selon moi cela participe au charme de la série. Les personnages, tous bien typés, sont attachants. J’ai quitté nos héros avec émotion à la fin de la série. Mais là où « The Walking Dead » souffrait de trop de palabres et de situations redondantes (les guerres entre communautés), « Z Nation » part en vrille dans la troisième saison avec des rebondissements invraisemblables et des passages beaucoup trop burlesques (Lucy et ses zombies jouets...) voire carrément ridicules (« Doc » racontant l’histoire de Lucy dans une version conte de fée avant qu’elle ne s’endorme, l’apparition de ses premières règles de couleur bleue !, etc.). « Z Nation » montre alors un manque de moyens de plus en plus flagrant (le maquillage des zombies de moins en moins convaincant voire totalement raté comme le visage peint en bleu de Lucy, les rangs clairsemés des personnages secondaires…). Avec la quatrième saison la série se renouvelle en introduisant les visions de Roberta Warren mais alterne des hauts (les premiers épisodes et les derniers épisodes de la saison) et des bas (les épisodes larmoyants avec Lucy...). La cinquième et dernière saison innove avec les « Parleurs », idée peu crédible sur le papier mais finalement bien amenée, ainsi que l’introduction de nouveaux personnages intéressants comme George. Il y a aussi du mieux du côté du maquillage des zombies. Cette dernière saison aborde des thématiques intéressantes et les intrigues sont prenantes (le slogan « America First » remplacé par « Humans First »), sans oublier l’humour toujours présent telle cette boutade de « Doc » sur l'écrivain Stephen King ! La série est certes émaillée de quelques invraisemblances de taille comme la rédemption subite du personnage d’« Escorpion »/Hector Alvarez, le summum étant la révélation ridicule concernant Roberta Warren dans le tout dernier épisode. Ma note n’est peut-être pas objective mais il s’agit de l’une des séries dont j’ai vu le plus d’épisodes (69) toujours avec plaisir.

Ma note : 9/10



mercredi 10 novembre 2021

Pirates des Caraïbes : la malédiction du Black Pearl (2003)

La franchise « Pirates des Caraïbes » demeure pour moi un mystère : je me suis endormi à plusieurs reprises même en persévérant alors qu’en principe le mélange aventure/fantastique me plaît. Le premier élément qui me gêne c’est la musique envahissante, tonitruante, abrutissante : pas une minute de répit ! En plus de l’impossibilité de se concentrer c’est le mal de crâne assuré. Ensuite, Johnny Depp en roue libre est ridicule en pirate efféminé et maniéré. Mais surtout, les histoires de malédictions tirées par les cheveux, simples prétextes, ne m’ont pas intéressé. Cependant, j’admets que les effets spéciaux sont convaincants et que la photographie est belle : pas trop sombre pour des films des années 2000. Je ne peux pas décemment mettre une note négative à ce premier film, figure de proue (si j’ose dire) d’un genre finalement peu prolifique.

Ma note : 5/10