dimanche 24 novembre 2013

Evan tout-puissant (2007)

Evan tout-puissant


J'ai ri de bon cœur en visionnant cette version moderne de l'Arche de Noé. Steve Carell est drôle tout le long du film. J'aime beaucoup lorsque les animaux commencent à le suivre partout, quand sa barbe pousse sans qu’il puisse la raser et qu'il troque ses habits de politicien pour ceux d'un personnage biblique. La construction de l'Arche est également très amusante. Evidemment, il est difficile de passer inaperçu après ça ! Mais surtout, le film va jusqu'au bout de son délire. On y trouve Morgan Freeman, en Dieu, qui dialogue avec un Steve Carell tout d'abord réticent à la tâche. A la fin, avec l'embarquement des animaux puis le Déluge, le film s'avère bien plus ambitieux qu'une comédie lambda.
 
Ma note : 8/10


 

samedi 23 novembre 2013

Toy Story 3 (2010)




A l’instar du précédent épisode, « Toy Story 3 » allie les moments d’émotion pure (la fin de l’enfance et le temps qui passe) et les scènes d’action effrénées dans une version revue et corrigée de « La Grande Evasion ». Impossible de rester de marbre devant ces jouets, délaissés par leur propriétaire, qui se retrouvent en terre inconnue (une crèche). Nous faisons la connaissance des enfants (de vrais petits vandales) et d'autres jouets, pour la plupart inédits (dont un ours rose parfumé à la fraise !), certains assez inquiétants… Voilà une suite magistrale réussie en tous points.
 
Ma note : 10/10

Wallace et Gromit : Le mystère du lapin-garou (2005)

Wallace et Gromit : le Mystère du lapin-garou


Ce premier long-métrage de Wallace et Gromit vaut surtout pour ses prouesses techniques. En effet, l'animation à base de pâte à modeler demande beaucoup plus de travail et de temps que l'animation en images de synthèse. Bravo aux techniciens qui ont réussi à tenir sur la durée. L'histoire, loufoque, lorgnant du côté des films d'épouvante tient la route. Après, il faut aimer les deux personnages principaux... Personnellement, je pense que pour ce genre de réalisation, il est tout de même difficile de rivaliser avec la profondeur et les émotions d'un film mettant en scène des acteurs en chair et en os.

Ma note : 6/10

mardi 19 novembre 2013

The Green Hornet (2011)

The Green Hornet
 
 
Je ne suis pas fan de l'univers pseudo-poétique de Michel Gondry. Mais ici, le réalisateur change de registre en réalisant un film de super-héros. Il s'agit d'une adaptation de la série TV américaine des années 60 "Le Frelon vert" avec un certain Bruce Lee dans le rôle de Kato. Globalement, j'ai un avis plutôt favorable sur le film. Mais cela n'a pas été simple. Au début, le personnage dilettante incarné par Seth Rogen est très antipathique. Le scénario navigue entre un humour potache et le déjà-vu (la mort du père du futur super-héros, la création du personnage etc.). A ce stade, j'ai failli arrêter le film. Cependant, après cette première partie assez vaine, la suite m'a distrait jusqu'à la fin avec la rivalité entre le Frelon vert et son acolyte s'achevant sur un combat des plus musclé, l'enterrement vivant des deux compères à l'intérieur de la Black Beauty lors du premier rendez-vous avec les méchants, le massacre d'innocents habillés en vert, la réhabilitation du père et les révélations sur sa mort, l'apothéose finale survitaminée avec ses batailles de voitures armées jusque dans les bureaux du Daily Sentinel, l'hommage musical et visuel à la série d’origine lors du générique de fin. Bien que bancal, le résultat est ponctuellement divertissant.
 
Ma note : 6/10

Edward aux mains d'argent (1990)

Edward aux mains d'argent
 
 
Ce conte pour adulte contient tous les éléments propres à l'univers poético-macabre de Tim Burton. Depuis, le réalisateur est un peu resté prisonnier de cet univers. Il suffit de regarder sa filmographie et la présence de Johnny Depp avec son look d'androgyne gothique dans presque tous ses films. Au départ, j'ai eu du mal à éprouver de l'émotion envers Edward à cause de son apparence et de son attitude légèrement mécanique. Le film ne m'a touché qu'à partir du moment où tout le monde se ligue contre lui et qu'il blesse involontairement ses amis dans sa fuite. Malgré ses qualités esthétiques indéniables (le contraste entre les maisons aux couleurs vives du lotissement et le château lugubre d'Edward), ses idées de génie (les sculptures végétales, de glace et même de cheveux) ; j'ai trouvé la première partie du film trop gentille pour vraiment défendre le droit à la différence. Le désir d'Edward de vivre "normalement", de connaître l'amour comme les jeunes de son âge s'exprime de façon trop inoffensive. Le film ne décolle que lorsque Edward commence à être abusé, manipulé, haï (la nymphomane dans le salon de coiffure et la violation de domicile par effraction). Cette oeuvre est une référence si vous adhérez au cinéma de Tim Burton. Dans les autres cas, vous risquez d'être déçu.
 
Ma note : 7/10

L'Agence (2011)

L'Agence


Cette adaptation d'une nouvelle de l'écrivain de SF Philip K. Dick commence (trop) doucement. On ne voit pas vraiment où nous mène l'intrigue politique. Mais petit à petit l'ensemble prend forme. La romance semée d'embûches entre Matt Damon et Emily Blunt, l'apparition des "superviseurs", quelques passages kafkaïens rendent le film de plus en plus passionnant. Et cela malgré la sobriété de la réalisation et l'absence d'éléments futuristes en dehors des "portes" et des "plans" que trimbalent les "anges". A défaut d'être totalement abouti, le résultat s'avère surprenant. Dommage que le "happy end" (la "réécriture du plan" plutôt que la "réinitialisation") traduise un réel manque d'audace de la part du réalisateur.

Ma note : 7/10

Les valeurs de la famille Addams (1993)

Les Valeurs de la famille Addams


Cette suite est encore plus amusante que le premier volet. L'histoire y est un peu plus développée. Il faut dire que nous sommes en terrain connu. Nul besoin de présentations, on peut rentrer dans le vif du sujet. Morticia et Gomez Addams sont les heureux parents d'un troisième enfant. Mercredi et Pugsley voient d'un très mauvais œil l'arrivée de ce petit frère qui fait l'objet de toutes les attentions. Ils essaient de le tuer, mais chacune de leurs tentatives se révèle vaine (guillotine, défenestration...). Afin de mieux surveiller leurs enfants, Morticia et Gomez font appel à une baby-sitter. Débarque alors Debbie surnommée « la veuve noire » qui est réputée pour se marier avec des hommes riches et les tuer de manière à ce que l'on croie à une mort accidentelle afin d'hériter de leur fortune. Cette charmante jeune femme (en réalité totalement cinglée) prétend vouloir garder les enfants, mais en veut à la fortune de Fétide, le frère de Gomez. Elle est rapidement démasquée par Mercredi. La nounou diabolique fait envoyer Mercredi et Pugsley dans un camp d'été pour les éloigner. Sur place, la résistance des enfants Addams face à la mièvrerie, la bêtise ainsi que le racisme des moniteurs et des petites filles modèles du camp est vraiment hilarante (les dessins animés Walt Disney en guise de punition, le tir à l'arc de Pugsley, la pièce de théâtre revue et corrigée par Mercredi etc.). Il en est de même concernant toutes les tentatives avortées de Debbie pour assassiner (électrocution, explosion...) un Fétide marié et fou amoureux. Voilà une comédie unique en son genre vraiment réussie que je ne peux que conseiller.

Ma note : 8/10