jeudi 20 février 2014

Les aventuriers de l'Arche perdue (1981)

Les Aventuriers de l'Arche perdue


Au début des années 80, Steven Spielberg a ressuscité le film d’aventure exotique avec « Les aventuriers de l’Arche perdue ». Genre moribond que l’on pensait dépasser par les péripéties intergalactiques des « Star Wars ». Avec son professeur en archéologie aussi à l’aise dans une salle de classe que maniant le fouet et déjouant les pièges mortels, son scénario mêlant nazis et Arche d’alliance, son humour (la scène culte où un sabreur confirmé se fait descendre d'une seule balle par Indiana Jones, le petit singe faisant le salut nazi etc.), son exotisme (Pérou, Népal, Egypte), l’amour vache entre Harrison Ford et Karen Allen, le réalisateur rend hommage de la plus belle des façons, sans copiage éhonté, aux vieux films d’aventure.

Ma note : 8/10

mardi 11 février 2014

The Island (2005)

The Island


L’univers futuriste, stérile et surveillé façon « THX 1138 » de George Lucas (les noms tels Lincoln Six Echo et Jordan Two Delta, les combinaisons blanches, les décors blancs…) contraste avec la deuxième moitié du film plutôt tournée vers l’action réaliste. Dès la découverte du monde extérieur par nos « survivants », on quitte brusquement la SF pour un monde proche du notre. D’ailleurs, les inventions futuristes (capteurs, motos volantes etc.) font peu vraisemblables dans ce contexte. Néanmoins, le sujet basé sur les dérives du clonage humain est aussi original (la loterie et son prix) que terrifiant (le sort réservé à cette « colonie humaine » soi-disant préservée d’une mystérieuse catastrophe qui aurait ravagé la planète). Comme d’habitude, ce film signé Michael Bay est très spectaculaire grâce à une utilisation massive d’effets spéciaux lors des poursuites et des multiples catastrophes. Cerise sur le gâteau, le réalisateur apporte ici une profondeur qu’on ne lui connaissait pas. Bien sûr, on retrouve ses manies (pas de pub pour la NASA dans ce film mais pour la Xbox !). Cependant, Michael Bay sait s’adresser à ses contemporains en mêlant parfaitement divertissement et pistes de réflexion : dénonciation des abus de la science, volonté d’une classe fortunée de prélever des organes de rechange pour gagner des années de vie (malheureusement sur des « produits » vivants et pensants). Sinon, je trouve l’actrice Scarlett Johansson toujours aussi belle. Selon moi, « The Island » est le meilleur film dans la filmographie de Michael Bay et surtout une œuvre majeure sur le thème du clonage humain.

Ma note : 9/10

dimanche 26 janvier 2014

Poltergeist (1982)

Poltergeist


Ce film fantastique des années 80 est devenu une référence du genre grâce à ses effets spéciaux impressionnants. Les manifestations surnaturelles présentes dans le film font toujours leur petit effet (la télévision à l’image brouillée, l’arbre hideux, les personnages et les objets de la chambre littéralement aspirés etc.). Pourtant, « Poltergeist » alterne le bon et le moins bon. Les meilleurs passages sont la marque de Tobe Hooper : la face sombre du film. Le steak vivant, la cuisse de poulet pleine d’asticots, le visage déchiqueté du scientifique devant une glace, les squelettes sortant de la piscine, les tombes surgissant de la maison et du jardin, restent des moments forts du film. En revanche, la longue partie centrale fait penser à un « Rencontres du 3ème type » version esprits frappeurs. Difficile de ne pas y voir la patte de Steven Spielberg. L’intervention des spécialistes en phénomènes paranormaux est légèrement convenue. Certains passages sont un peu « gros » comme les objets qui volent sous le nez de l’équipe de scientifiques. On finit par ne plus sursauter car rien n’est suggéré, tout est montré. Même si les éclairs et autres effets de lumière nous en mettent plein les yeux comme lors du sauvetage de la fillette dans le tunnel. Cette débauche de moyens techniques alliée à un ton quelque peu décalé desservent ce film pourtant inoubliable.

Ma note : 6/10

Le pacte des loups (2001)

Le Pacte des loups


Ce film est pour moi une déception. Dès le départ, le réalisateur utilise complaisamment les ralentis, les images arrêtées, et autre travelling pour faire moderne. Le jeu des comédiens n'est pas naturel. Ainsi, Samuel Le Bihan semble par moments réciter ses répliques. On sent la volonté d'en mettre plein la vue mais l'émotion est absente. Les quelques scènes angoissantes et le suspense sont malheureusement gâchés par les trop nombreuses scènes spectaculaires totalement gratuites qui parsèment le film. Les combats de kung-fu envahissants et hors-sujet s'avèrent même gênants à la longue. Puis le scénario devient de plus en plus invraisemblable et ridicule. La fin est digne d'un film de série Z avec son monstre en image de synthèse mal foutu. Bref, beaucoup de moyens dépensés pour un résultat sans queue ni tête.

Ma note : 4/10

Fog (1980)

Fog


Ce petit film d’épouvante des années 80 ne m’avait déjà guère impressionné à l’époque. Comme souvent chez John Carpenter les effets sont grossiers. La terreur qu’est censée inspirer la légende des marins engloutis réapparaissant avec le brouillard s’avère très prévisible. Les phénomènes paranormaux du début du film sont risibles. Ensuite, trop de scènes inutiles plombent le film. Jamie Lee Curtis et Adrienne Barbeau, deux icônes des séries B des années 80, jouent toujours dans le même registre. Sinon, les meilleurs passages se trouvent à la fin du film lorsque les morts-vivants attaquent l’église et le phare. Pour une fois, j’ai trouvé le remake de 2005 supérieur à l’original (surtout l’origine de la malédiction présentée sous forme de flash-back dans la nouvelle version).

Ma note : 4/10

Ponyo sur la falaise (2008)

Ponyo sur la falaise


Découvrir l’œuvre de Hayao Miyazaki avec ce « Ponyo sur la falaise » n’est peut-être pas l’idéal. Sur la forme, je savais à quoi m’attendre. Le style souvent contemplatif, accompagné d’une musique chorale, s’avère très reposant. Les dessins volontairement simplistes, quoique plus détaillés pour certains décors, sont plutôt agréables à l'oeil. Tout cela apporte un peu de fraîcheur par rapport à nos productions occidentales. Ici, les circonstances dramatiques d’un tsunami sont vues à travers le regard optimiste d’un enfant. Hélas, l’histoire est vraiment enfantine. Je regrette l’absence de plusieurs niveaux de lecture. Seul le père marin, absent du foyer, qui communique de son bateau par signaux avec son fils et sa femme, m’a réellement touché. Evidemment, les passages oniriques très colorés enchanteront les enfants (les routes immergées désormais empruntées par les poissons, la maison de retraite sous l’eau protégée à l’intérieur d’une bulle, les vagues en forme de poissons géants, la princesse de la mer etc.). Moi, je suis trop âgé pour ce genre de spectacle certes magique mais d’une grande naïveté.

Ma note : 5/10

mardi 14 janvier 2014

Tron : L'Héritage (2011)

Tron l'héritage

En 1982, « Tron » était sur la forme (visuellement) un film en avance sur son temps, mais pour moi, rébarbatif sur le fond (l'histoire). Cette suite est souvent bavarde. Les courses-poursuites et les combats de disques sont répétitifs, un peu longs... et finalement assez vains. Le visuel, exagérément flashy, bien dans le style de Daft Punk, devient lassant sur la longueur. L'histoire est toujours aussi perchée et parfois difficile à suivre. On est parfois à la limite du ridicule comme avec la boîte de nuit pour programmes. Bref j'ai encore plus regardé ma montre que lors du premier film.

Ma note : 4/10