dimanche 19 juillet 2020

Meurtres en 3 dimensions (1983)

Meurtres en 3 dimensions (1982) Poster


Devient-on plus impressionnable en vieillissant ? Je pense que c’est le cas après avoir revu les « Vendredi 13 » chapitres 3 et 4. Si dans ma critique du premier volet sorti en 1980 et dans celle du remake de 2009, je dénigrais ces suites, je reconnais avoir exagéré. Certes les acteurs et le doublage sont médiocres ; là-dessus je n’ai pas changé d’avis ; mais la tension est tout de même présente notamment grâce à la bande-son stressante, aux apparitions de Jason, et quelques meurtres sanglants à défaut d’être toujours inventifs. Dans ce « Meurtres en 3 dimensions », troisième volet de la franchiseon voit Jason trouver son masque de hockey fétiche qui ne le quittera plus. J’ai apprécié que notre tueur soit souvent présent à l’écran, même à visage découvert (particulièrement repoussant). De plus, le dénouement est assez troublant. Donc malgré des passages obligés un peu niais, le résultat s’avère globalement sympathique pour les amateurs de slashers.

Ma note : 6/10

dimanche 31 mai 2020

Dune (1984)

Dune Poster

Qu’on se le dise, « Dune » n’est pas à proprement parler un film de David Lynch. Le réalisateur l’a renié et pour cause : son film qui durait quatre heures à l’origine a été amputé de la moitié de sa durée par la production. Pourquoi ne pas l’avoir simplement réduit à trois heures et demie ou l’avoir sorti sous la forme de deux films de deux heures ? Mystère. Les passages tronqués ont été maladroitement remplacés par une voix off réductrice et pompeuse. Résultat, le spectateur est perdu dès les premières minutes du film. Vers la fin, pour respecter la durée standard d’un long-métrage, on a droit à deux ans de récit résumés en une phrase ! Pourtant, même si certains effets spéciaux font aujourd'hui mal aux yeux (l’armure en images de synthèse lors de l’entraînement de Paul Atréides…), on retrouve dans les décors, les costumes, et certains personnages comme l’ignoble Baron Harkonnen, le style délirant de David Lynch. En l’état, il est difficile d’attribuer une note à ce film incomplet. Surtout ne blâmons pas David Lynch, ce n’est pas le film qu’il aurait voulu !

Ma note : 5/10 

dimanche 24 mai 2020

Les affamés (2017)


Les affamés Poster


Parlons tout d’abord de ce qui fâche : c’est du cinéma amateur, sans moyens ni talent ; c’est mal filmé, pas très bien interprété et sans véritable histoire. Les personnages errent sans véritable but dans la forêt et les champs (pas de ville, question d’économie) en se faisant tuer les uns après les autres. Le sous-titrage est nécessaire car les dialogues en français canadien sont incompréhensibles. Mais voilà, moi, les films de zombies, même filmés avec les pieds, ça me fait toujours peur. D’autant qu’ici l’horreur est présente (tête éclatée au fusil, morsures…), sans oublier les cris particulièrement effrayants et la rapidité de déplacement des individus contaminés. Sinon, il y a l’idée originale des tas d’objets, surtout des chaises, dressés par les zombies vers le ciel devant lesquels ils restent contemplatifs. Si le point de départ de la contamination n’est pas clairement expliquée, je pense qu’elle est d’origine extra-terrestre et que les zombies mordent les humains tout simplement pour les envahir. En effet, ce ne sont pas ici des morts-vivants à la George A. Romero qui se nourrissent de chair humaine mais des malades qui mordent visiblement pour se multiplier. Bref, ce film est d’un intérêt cinématographique très limité mais la tension est bien présente pour qui aime le genre.

Ma note : 5/10


jeudi 7 mai 2020

Vendredi 13 (2009)

Vendredi 13

Je n’aurais jamais pensé donner une telle note à un « Vendredi 13 », d’autant que je ne suis pas friand des remakes. Mais là, je suis resté scotché sur mon siège. Visuellement, c’est beau (les effets de lumière, les gros plans sur le masque de hockey de Jason Voorhees…), oubliée donc la photographie sale des films des années 80. La bande-son est appropriée sans être trop envahissante. Les personnages paraissent plus âgés qu’autrefois et sont un peu mieux définis (le gosse de riche vantard imbuvable, le héros charismatique…). Mais ce qui m’a le plus plu, c’est le rythme soutenu du film. Les vingt premières minutes avant le générique menées tambour battant annoncent ce qui nous attend. Et en effet, la tension est permanente. Les meurtres sont variés, sanglants voire choquants (la fille sous le ponton…), et bien répartis dans le film. Cet opus reprend les fondamentaux de la franchise en les présentant sous une forme moderne et dynamique, et cela sans oublier d’enrichir le mythe (la demeure de Jason et ses objets fétiches, l’attachement à sa mère…). Il y a des idées inédites et intéressantes comme la fille gardée prisonnière par Jason à cause de la ressemblance avec sa mère. Bref, rien à voir avec les films mollassons, sans tension ni action de jadis. Il fallait souvent attendre des plombes avant de voir un malheureux meurtre mal filmé. Même les scènes de sexe entre adolescents n’avaient rien d’excitant contrairement aux deux scènes agréables aux yeux du présent film… Jusqu’à maintenant, je gardais en mémoire le premier film pour sa révélation finale et le sixième pour sa toute relative qualité formelle par rapport aux autres épisodes de la franchise. Mais là, ce « Vendredi 13 » des années 2000 ne joue clairement pas dans la même catégorie. Après, ses limites sont celles du genre lui-même…

Ma note : 8/10


mardi 28 avril 2020

The boy : la malédiction de Brahms (2020)












J’ai eu le plaisir de retrouver dans cette suite les qualités du film précédent, à savoir une réalisation correcte (plans, décors…) et de nouveaux acteurs encore plus convaincants (surtout la mère et le fils). Si le réalisateur déçoit un peu en abandonnant les bases réalistes du premier volet en faisant intervenir une histoire de malédiction, il prend heureusement le temps d’expliquer ce changement de direction. Mais si le film trahit quelque peu son modèle par moments (la tête et les yeux de la poupée en mouvement, le combat final surnaturel), il n’en demeure pas moins d’un niveau qualitatif identique. Son ambiance y est toujours aussi oppressante et malsaine notamment grâce à la poupée du garçon. Par contre, les amateurs de films d’horreur et de gore peuvent s’abstenir sous peine d’être déçus.

Ma note : 7/10
















Résultat d’image pour IMDb The Boy 2

The boy (2016)





Résultat d’image pour The Boy Film, 2016
















Je ne suis pas d’accord avec les critiques négatives concernant ce film. Il ne s’agit ni d’un film gore ni d’un film d’horreur. Je n’ai pas sursauté comme avec « La Nonne » ou « La malédiction de la Dame blanche » pour ne citer que les plus récents. Mais l’ambiance oppressante et malsaine qui se dégage du film, principalement à cause de la poupée du garçon, m’a plu. J’ai également apprécié l’explication réaliste de l’histoire amenée par la révélation finale qui change un peu des habitudes de ce genre de production (pas de surnaturel). Si l’on ajoute à cela une réalisation maîtrisée (plans, décors…) et une interprétation convaincante, on est en présence d’un bon petit film d’atmosphère. Ni plus ni moins.

Ma note : 7/10


vendredi 10 avril 2020

Un monstre à Paris (2011)

Un monstre à Paris

Globalement, je n'ai pas été conquis par ce film en images de synthèse. Les personnages ne m'ont pas intéressé plus que cela (assez fades ou enfantins aux dessins pas toujours jolis). Le scénario ne m'a pas convaincu non plus (une puce géante chanteuse !). Cependant, les lieux célèbres de Paris au début du XXème siècle plutôt bien rendus, la bande originale composée par Matthieu Chedid, la belle chanson « La Seine » de Vanessa Paradis et M peuvent justifier le visionnage de ce film d’animation.

Ma note : 5/10