dimanche 9 juin 2013

Critters (1986)

Critters



Je viens de revoir ce film sur VHS comme quand j’étais ado. Déjà à l’époque, « Critters » était considéré comme une petite série B sans prétention. Les effets spéciaux représentant les vaisseaux spatiaux et les créatures sont très cheap, beaucoup moins réussis que dans des films pourtant plus anciens (les « Star Wars » et consorts). Alors forcément, presque trente ans après sa sortie en salle, le film est techniquement totalement dépassé. Il faut voir le look des chasseurs de primes, les maquettes des vaisseaux spatiaux, sans parler des Crites : ces petites peluches par moment trop rigides pour convaincre. Par ailleurs, une fois le générique passé, le film sent le déjà-vu (la famille américaine typique, les chamailleries entre frère et sœur, le flirt de cette dernière avec son petit ami, le shérif et l’alcoolique du village, etc.). Mais, la nature des prisonniers extraterrestres évadés et celle de leurs étranges poursuivants m’ont plu. Car ici, les aliens sont des petites boules de poils extrêmement voraces (non dénuées d’intelligence) attirées par une seule chose : la nourriture. L’idée de départ m’a rappelé le dessin animé « Lilo et Stitch ». Cependant là, on est pas chez Disney. Les quelques scènes sanglantes sont atténuées par des moments plus amusants (le langage des Crites, le Crite en feu sautant dans la cuvette des toilettes, les transformations des chasseurs de primes en star du rock, policier ou curé...). Chasseurs de primes qui font pratiquement autant de dégâts que les bestioles gloutonnes (à l’église, au bowling, à la ferme). Les clins d’œil cinématographiques sont sympathiques (un Crite s’attaquant à une poupée d’« E.T. » et le saccage de la maison façon « Gremlins »). Précisons que l'action du film se concentre dans un lieu assez restreint (principalement la ferme). L'interprétation est correcte pour ce genre de production. La plupart des acteurs sont des vétérans comme cette actrice, habituée aux rôles de « mère de famille », vue dans « La colline a des yeux », « E.T. » et « Cujo ». En conclusion, si les imperfections limitent la portée de ce film ; elles le rendent attachant pour les nostalgiques comme moi.

Ma note : 7/10