dimanche 9 juin 2013

Douce nuit, sanglante nuit (1984)

Douce Nuit, sanglante nuit



Voilà un bon slasher des années 80 dont la particularité est d’écorner l’image débonnaire du Père Noël. Ici, le tueur n’est pas un simple anonyme caché derrière un masque mais Billy, un être bien vivant. Le film prend le temps de nous présenter le passé tragique du jeune homme : son traumatisme lié à Noël, son enfance chez les sœurs. Cette partie du film n’est pas dénuée d’émotions. Lorsque son patron ordonne à Billy, devenu grand, de se déguiser en Père Noël pour remplacer un employé malade ; c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. J’ai été plus intéressé par ses réactions à l’approche de Noël (appuyées par de judicieux flash-back) que par les scènes de meurtres. Meurtres par ailleurs assez variés (défenestration, décapitation, éventration etc.) susceptibles de satisfaire les amateurs. Bref, c’est un film plus élaboré que la moyenne des productions du genre grâce à son approche un peu plus psychologique. J’ai bien aimé la scène des flics qui se trompent de Père Noël. Egalement celle où notre psychopathe déambulant en Père Noël avec une hache à la main demande à une petite fille si elle a été sage… Malheureusement, comme beaucoup de films de cette époque, il a visuellement mal vieilli (gros grains pour la photographie, habits et décors démodés, dialogues/doublage parfois risibles. Malgré tout, j’ai redécouvert ce petit film d’horreur de ma jeunesse avec plaisir.
 
Ma note : 8/10